Conférences

Présentation association SJ Patrimoine pour vidéo.mp4

Samedi 8 octobre 2022 - 17 heures - salle de la Gare - SAINT-JUERY

Conférence "L'Islande, sous la glace, le feu ", animée par Jacques Féniès

Natif de Saint-Juéry, Jacques suit une classe préparatoire à Toulouse, puis celle de Louis-Legrand avant d'intégrer l'Ecole Nationale de la France d'Outre-mer (aujourd'hui disparue). A la cité universitaire, il fait la connaissance avec son ami Paul-Barthès, de deux Islandaises étudiantes, dont Vigdis Finnbogadottir qui deviendra la première présidente de l'Islande élue au suffrage universel direct à la tête de cet Etat. Il y fera 6 expéditions.

Son séjour en Outre-mer en tant qu'administrateur de la France d'Outre-mer à Tananarive dure trois ans puis il quitte la fonction publique pour reprendre des études médicales tardives.

Passionné de spéléologie, de volcans, il va parcourir le monde et côtoie Haroun Tazieff, Jean-Louis Etienne ....

Avec Jacques Battin, en 2017, ils publient l'ouvrage "L'islande, sous la glace, le feu ", aux Editions d'aquitaine.

Il résument ainsi l'Islande :

" L'Islande ne se résume pas au seul binôme glace et feu. Terre boréale en gésine, elle associe volcans, solfatares, glaciers, déserts de laves, falaises où nichent les macareux, cascades et fjords. D'une rare richesse culturelle par sa mythologie, et les sagas ayant inspiré la tétralogie wagnérienne des Niebelungen. Ces descendants des Vikings, par leur courage, ont su s'adapter à un rude environnement, dont ils tirent en contrepartie une énergie renouvelable grâce aux impressionnantes chute d'eau et à la géothermie".

Un moment agréable où, Jacques, à 94 ans, évoquera ses souvenirs,



Samedi 5 novembre 2022 17 heures - salle de la Gare - Saint-Juéry

Conférence "Histoire d'eau - Le château des Fontaines" - animée par Jean VABRE

L’eau, trop souvent considérée comme inépuisable est au cœur de la vie sur terre. Son abondance, sa rareté, ou son absence est l’enjeu principal de la ville d’Albi à la fin du XVIIIème siècle. L’eau est en effet, le reflet de sa modernité et de sa santé. La révolution pastorienne établit le lien entre la propreté et les microbes. Avec l’eau, il est question de confort. La ville d’Albi doit améliorer son approvisionnement en eau et doit s’engager, comme toutes les autres villes de provinces, dans la modernisation de sa distribution. La croissance de la population de la ville contribue à augmenter la demande des besoins des citadins. Jusqu’en 1886, les habitants de la ville d’Albi, s’alimentent par des puits et des sources dont la plus importante est celle de Verdusse. La quantité d’eau fournie par les sources de Verdusse, du Théron, du Bout du Pont, du Buc, de Saint-Salvi, de Merville et de Gardès ne suffisent plus. Dans la plupart des familles populaires, la corvée de l’eau reste encore attribuée aux femmes et aux enfants autour des fontaines, alors que cette tâche est concédée aux domestiques dans les familles bourgeoises. Cette situation préoccupe depuis longtemps l’opinion publique. Les projets se multiplient pour garantir aux albigeois une eau pure et abondante. Des études d’une distribution d’eau commencent en 1854, sous le Conseil municipal dirigé par Paul Bermond. Elles n’aboutiront que 32 ans plus tard, en 1886. Plusieurs circonstances vont retarder les travaux. La ville d’Albi s’oriente vers des procès interminables avec la Société des Aciéries du Saut du Tarn à Saint-Juéry car elle envisage de puiser en aval du Saut de Sabo sans aucune consultation préalable (n’a été établie avec elle). La population s’impatiente, les élus émettent des propositions des plus folles les unes que les autres. Castres, Graulhet ont déjà mis en place leurs fontaines publiques. Enfin, en 1882, un accord est conclu entre la commune et les aciéries. Il faut encore attendre 4 ans de travaux avant que monsieur le Maire, Gabriel Soulages, inaugure les fontaines d’Albi. Dès lors, la distribution de l’eau va progressivement s’étendre aux bâtiments communaux, aux écoles, aux bornes fontaines publiques et aux particuliers.



Samedi 15 avril 2023 - 17 heures - salle de la Gare - Saint-Juéry

Conférence "Des moulins du Paradou à la forge révolutionnaire"

animée par Jean VABRE


La force hydraulique du Saut de Sabo a le grand privilège de se situer sur un espace où la rivière Tarn n’est ni navigable, ni flottable. En aval, ce sont de perpétuels procès entre les meuniers et les maitres de bateaux, pour la maitrise des eaux. Les premiers ont la volonté de garder l’eau et de l’utiliser à leur guise, alors que les seconds veulent avoir le passage libre. Quand les digues sont en réparations, les bateliers doivent décharger les marchandises pour les réembarquer dans le bief suivant. Pour les moulins du Paradou, rien de tel ; les meuniers possèdent une force hydraulique remarquable et les bateliers ne peuvent franchir le chaos de Caramentran. Que ce soit rive droite ou rive gauche les moulins bladiers, les martinets, les foulons, les filatures, les moulins à huile, les papeteries prospèrent. La situation permanente de ces édifices sur ce lieu, malgré les inondations, les destructions au cours du temps atteste l’avantage que l’on trouvé ces entrepreneurs.Autre avantage pour les moulins de Saint-Juéry, contrairement à ceux des Avalats, ils échappent aux droits du Chapitre Sainte Cécile d’Albi et appartiennent à la seigneurie.Les moulins foisonnent et chaque communauté en dispose d’un ou plusieurs : Les Avalats, Arthès, Lescure, Albi. Ils fonctionnent tant bien que mal, en dépit de graves problèmes causés par le mauvais entretien des barrages induit par le partage des eaux entre les communautés d’Arthès et de Saint-Juéry et surtout des inondations qui détruisent ces bâtiments. Ces moulins occupent une place importante dans la communauté et s’accompagnent d’écuries, de bâtiments de stockage, d’habitations, de jardins… Tout autour du moulin à grains s’installent des moulins à huile, des foulons pour le parage des draps…